Brèves politiques et sociales régionales
Région SUD-EST
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Encore des cheminots touchés par l'amiante
Lyon - A la SNCF comme ailleurs, des salariés sont touchés par des maladies liées à l'amiante, en particulier dans les ateliers de réparation. Au mois d'octobre, trois cas ont été rendus publics aux ateliers d'Oullins et un au dépôt de Vénissieux.
Pendant des années ces travailleurs ont manipulé de l'amiante sans précautions et même encore aujourd'hui, elles ne sont pas toutes prises, alors que les vieilles locomotives sont pleines d'amiante : masques pas forcément adaptés, et pas pour tous ceux qui risquent de respirer des poussières, sacs d'emballage de pièces amiantées déchirés, pièces amiantées en attente de démontage laissées à l'air libre...
La direction prétend que les analyses ne décèlent pas de particules d'amiante dans l'air et promet un démontage des pièces amiantées dans "un nouveau local confiné"... qui n'existe pas encore ! Cela montre la confiance que les cheminots peuvent lui faire pour appliquer les mesures de sécurité. Il va falloir qu'ils les imposent eux-mêmes s'ils ne veulent pas continuer à mettre leur vie en danger. C'est d'ailleurs ce qu'ils ont commencé à faire en refusant de faire le démontage d'une locomotive.
Pourquoi se gêner ?
Grenoble et Crolles – Le trust fabricant de microprocesseurs ST Microelectronics annonce qu’il va se scinder en cinq unités en France, au lieu des deux qui existent : l’une à Crolles (près de Grenoble) et l’autre au Rousset (dans les Bouches du Rhône). Cela permettra à ST de bénéficier de quotas de subventions cinq fois plus importants pour toutes les subventions perçues. Par exemple, les aides fiscales à l’innovation passeront de 10 millions d’euros maximum pour une seule entreprise à 50 millions d’euros.
Elle est pas belle la vie… pour les actionnaires ?
N'en jetez plus !
Grenoble – Les locataires de HLM de Grenoble gérés par Actis reçoivent en ce moment les rappels de charges pour 2005. Ce sont encore des hausses douloureuses : + 28 % par rapport à l’année précédente, avec au palmarès une hausse du 21 % du chauffage et l’arrivée de la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères + 33 %.
Face à ces hausses qui mettent à mal le pouvoir d’achat des ménages, il faut exiger une augmentation des salaires dans des proportions semblables, donc une échelle mobile des salaires, pensions et retraites.
Encore des menaces de suppressions d'emplois
Le gouvernement se vante de faire baisser le chômage alors que, chaque semaine, de nouvelles menaces de suppressions d'emplois sont annoncées.
Dans la région, cet été, c'étaient les salariés de Candia et SEB qui étaient inquiets. En septembre, c'est Novembal, aux Chères, dans le Rhône, qui annonce la suppression de 100 emplois sur 160. A Faverges, en Haute-Savoie, S.T. Dupont licencie lui aussi. Et à Valence, les salariés de quatre entreprises, Reynolds, Setila, Rhodia et Rieter ont manifesté ensemble pour protester contre la menace de la suppression de 800 emplois. Et bien d'autres encore.
Les bons chiffres du chômage du gouvernement sont obtenus en manipulant les statistiques et en radiant de plus en plus de chômeurs totaux ou partiels du droit à être indemnisés.
La SNCF responsable d'une pollution au gas-oil
Rhône - Dimanche 20 août, au dépôt SNCF de Vénissieux, au moins 180 000 litres de gas-oil se sont échappés d'une cuve de stockage.
La SNCF a attendu plusieurs heures pour prévenir les pompiers, les services de maintenance n'ayant pas réussi à arrêter la fuite, et alors que le gas-oil, débordant de la cuve de rétention, se répandait dans les égouts, menaçant la station d'épuration d'eaux usées de Saint-Fons, qui donne sur le Rhône.
Après avoir mis en place des barrages flottants et fait arrêter la navigation sur le fleuve, les pompiers ont pu pomper et stocker le fuel de la cuve. La station d'épuration et le Rhône ont finalement été épargnés, mais les terrains sont imprégnés de mazout et la nappe phréatique est menacée. La dépollution risque d'être longue. Cet accident fait se poser des questions sur l'attitude de la SNCF : comment un tel accident a-t-il pu se produire à partir d'une simple cuve de stockage, et pourquoi avoir attendu si longtemps pour prévenir les pompiers ?
Régularisation de tous les sans-papiers !
Le dépôt des dossiers de demandes de régularisation pour les familles de sans-papiers avec enfants scolarisés s'est arrêté vendredi 11 août. A la Préfecture du Rhône, il y a eu près de 900 dossiers déposés.
Mais le nombre de régularisations acceptées risque d'être bien inférieur. Le 24 juillet, il y avait déjà eu 223 demandes rejetées. Et Sarkozy a annoncé qu'il y aurait, pour l'ensemble du pays, environ 6000 régularisations (pour 24 000 demandées)... avant même de connaître le nombre total de demandes, qui en principe devaient être examinées au cas par cas !
Les familles non régularisées (la majorité) devront donc continuer à vivre dans la clandestinité, avec le risque d'être expulsées. Les associations - en particulier RESF - qui les soutiennent comptent bien maintenir à la rentrée la mobilisation. Il faut empêcher l'expulsion des familles et continuer à revendiquer la régularisation de tous les sans-papiers pour qu'ils puissent vivre et travailler au grand jour.
Trou de la Sécu : les vrais responsables
Alors que ministres et médias nous bassinent avec la prétendue nécessité pour les salariés de payer plus pour boucher le "trou de la Sécu", quelques chiffres contredisent ces mensonges. Les exonérations de cotisations patronales se sont montées en 2005 à 474 millions d'euros pour l'URSSAF de Lyon et 58 millions pour celle de Villefranche. Les dettes patronales pour 2005 s'établissent à 48 millions d'euros dans le Rhône et 159 millions pour Rhône-Alpes. Enfin, la Sécu a accordé des abandons de dettes pour 30,4 millions d'euros dans le seul département du Rhône.
Alors, messieurs les ennemis des salariés, un peu de décence !
France Telecom : pour des dépannages rapides, il faut embaucher !
Entre les orages et le manque de personnel, France Telecom n'arrive plus à assurer l'entretien des lignes téléphoniques. Il y a eu des centaines de milliers de dérangements dans la région Rhône-Alpes et le Massif Central et les délais de dépannage s'allongent : ils atteignent parfois jusqu'à trois semaines.
La direction a fait des communiqués de presse pour se justifier, invoquant les orages exceptionnels. Mais des orages, il y en a tous les étés ! Le vrai problème, ce sont les emplois supprimés en grande quantité : c'est toute l'année qu'il manque du monde, aussi bien pour ceux qui reçoivent les appels que pour ceux qui dépannent. Alors l'été, avec une partie du personnel en vacances, c'est encore pire, même en ayant refusé leurs congés à certains.
Pour la direction, si les usagers doivent attendre, c'est la faute à la neige l'hiver et aux orages l'été mais c'est elle la responsable, qui refuse d'embaucher pour pouvoir gonfler les profits des actionnaires.
Remplacements à La Poste de moins en moins payés
Lyon - Pour faire le travail des facteurs en congé, La Poste prévoit de moins en moins de remplaçants. Ce sont généralement des étudiants embauchés sur des temps de plus en plus courts, d'année en année.
La Poste utilise toutes les ficelles pour les payer moins : ils sont au SMIC, à temps partiel, et ceux qui ont moins de 18 ans ne sont même pas au SMIC. Pour pouvoir les payer moins, au lieu de les faire travailler de 6h à 13h, comme les facteurs titulaires, La Poste ne les fait travailler que de 6h30 à 12h45, pour faire le même travail. Aussi, et comme en plus ils ont moins d'expérience, ils finissent souvent plus tard que l'heure prévue, parfois même bien plus tard, et évidemment, on ne leur paye pas le temps qu'ils font en plus. Pour les jeunes, c'est un avant-goût de l'exploitation au travail, mais cela peut être aussi l'occasion d'en prendre conscience et d'avoir envie de se défendre.
SNR : Renault veut passer en force
Annecy – Haute–Savoie – Renault a présenté au Comité d’Entreprise de SNR, un « projet de partenariat entre la société NTN et SNR Roulements ». En fait il s’agit d’une vente pure et simple de la part de Renault, au trust japonais NTN, de sa filiale de production de roulements. Tout le reste n’est qu’un « habillage » de Renault pour tenter de rassurer le personnel (toutes catégories confondues) qui depuis septembre dernier a, à plusieurs reprises, démontré sa méfiance et son opposition à ce projet dont tout le monde se doute qu’à plus ou moins long terme, il implique des suppressions d’emplois.
Dans le projet présenté, Renault resterait actionnaire majoritaire pendant un an en ouvrant le capital à NTN à hauteur de 35%. Pour les deux années suivantes la proportion passera à 51% pour NTN. Par la suite, « NTN ne pourra pas obliger Renault à descendre en dessous de 20% »…mais rien n’obligera Renault à rester ! Et surtout Renault a le culot d’écrire qu’il gardera, quand NTN sera majoritaire, un «droit de veto » sur toutes décisions impliquant des remises en cause du statut du personnel et des licenciements économiques !
Voilà donc le grand chevalier blanc Renault grand défenseur des travailleurs ! Lui qui, depuis 60 ans qu’il est propriétaire à 100% de SNR, n’a pas trouvé le moyen d’accorder le statut Renault aux salariés de SNR ni même d’y maintenir les emplois, lui qui a également imposé la création récente d’une usine SNR en Roumanie pour y délocaliser progressivement des productions avec comme résultat que les ateliers d’Annecy et Seynod se vident. Tout cela pour se faire encore plus de profits en faisant baisser les coûts des roulements montés sur les véhicules Renault !
Les travailleurs de la SNR en débrayant le 4 juillet dernier et encore le 19 la veille du C.E. démontrent non seulement qu’ils ne sont pas dupes de toutes ces manœuvres mais qu’il faudra encore compter avec eux pour la période future et ce, quel que soit leur patron
Un groupe privé aux VFD
Isère - On se souvient que le Conseil général de l'Isère avait transformé la Régie Départementale des VFD – la société publique assurant les transports par autocars sur le département - en SEM (Société d'économie mixte), malgré l'opposition des salariés qui étaient en grève.
A cette époque, Vallini, président socialiste du Conseil général, refusait le terme de privatisation, parlant d'une SEM à 100% de financement public. Mais, comme le dénonçaient les grévistes, il n'a pas attendu longtemps pour ouvrir la porte à un groupe privé. A partir du 1er juillet, la société Kéolis détiendra 15% du capital.
Vallini et ses compères continueront-ils, sans honte, à palabrer sur la défense du service public ?
Vous avez dit
Rhodia (Saint-Fons, Pont de Claix et autres sites) – Les dirigeants de ce groupe chimique, qui imposent des sacrifices à leurs salariés sous prétexte de l’endettement de la société, ne semblent guère être préoccupés de participer eux-mêmes ou de faire participer les plus importants actionnaires à ce désendettement. Ils ont décidé d’attribuer des actions gratuites à un certain nombre d’actionnaires ou de dirigeants au titre de leur « performance économique ». Au total, 9 306 250 actions ont été attribuées à 338 actionnaires. Les plus gâtés : Jean-Pierre Clamadieu, Directeur Général : 600 000 actions gratuites ; Gilles Auffret, Directeur Général Délégué : 360 000 actions gratuites ; Bernard Chambon, secrétaire du Comité des Rémunérations et Nominations : 240 000 actions gratuites.
On nous dit que les classes sociales n’existent plus : en tout cas, la classe capitaliste existe bel et bien, et elle sait se servir. Il serait temps que l’autre classe, celle dont le travail enrichit ces messieurs, se défende de la même façon, sans complexes.
Un immense gâchis
Saint-Chamond, Loire – GIAT Industries a fermé ses portes le 1er juillet. De 800 emplois, il n’en restera que quelques dizaines dans une structure mise en filiale, à l’avenir incertain.
Bien sûr, c’étaient des armements terrestres qui sortaient des ateliers de ce site. Mais il n’y avait pas de fatalité à ce que le potentiel technique et humain de cette entreprise ne soit pas employé plus utilement. Des ateliers de GIAT Industries auraient pu sortir des tracteurs, des moyens de transport collectif, comme des voitures ou des wagons pour la SNCF. Mais cela aurait concurrencé les trusts privés, comme Alstom, qui s’engraissent en fabriquant ces matériels.
En plus des conditions de vie aggravées pour les travailleurs qui ont perdu leur emploi sans avoir de solution de rechange satisfaisante, si l’on rajoute que l’avenir des terrains libérés par la fin des fabrications risque d’être placé sous le signe de la spéculation immobilière et commerciale, on mesure le gâchis qui découle de la gestion privée des productions dans notre société.
SNCF : grève pour le maintien des emplois
Lyon - Mardi 27 juin, 200 cheminots se sont rassemblés devant la Direction régionale, à Perrache, pour protester contre les suppressions d'emplois et les projets de la SNCF. Les secteurs appelés à faire grève étaient ceux qui se sentent plus directement concernés par ces problèmes dans l'immédiat, en particulier les cheminots des guichets et de "Ligne directe" à Perrache, où 50 suppressions d'emplois sont déjà annoncées, mais aussi à la Part-Dieu, dont ce sera le tour en 2007. A Perrache, après une journée de grève lundi 29 mai, les employés commerciaux font grève, depuis le 9 juin, 55 minutes tous les vendredis soir, et ce mardi ils ont de nouveau fait grève toute la journée.
Il y a eu aussi des perturbations sur les lignes TER de la région, en particulier les lignes Lyon - St Etienne, Lyon - Vienne, et Lyon - Bourg-en-Bresse, où de nombreux trains ont dû être remplacés par des autocars.
Les queues qui s'allongeaient devant les quelques guichets ouverts mardi montraient bien la nécessité de maintenir ces emplois. Et si on veut, comme le prétendent nos gouvernants, remplacer les voitures et les camions le plus possible par le train, ce n'est vraiment pas le moment de supprimer du personnel !
RASSEMBLEMENT A LYON
Samedi 1er juillet à 11h Place Bellecour
Journée nationale de manifestations contre le projet de loi sur l'immigration
A l'appel de Réseau éducation sans frontières (RESF) et du collectif Uni(e)s contre une immigration jetable, dont Lutte Ouvrière est partie prenante.
Non aux expulsions !
Retrait du projet de loi Sarkozy sur l'immigration !
Est-ce une chance de se retrouver dans les mains de l'armée ?
Une "école de la deuxième chance" vient d'ouvrir dans le Rhône, dans les Monts du Lyonnais. D'autres sont prévues dans la région, en particulier à Saint-Chamond. Cette école accueille des jeunes de 18 à 21 ans en échec scolaire, n'ayant aucun diplôme. Il est question de leur donner une formation de 6 mois à deux ans, avec formation professionnelle et, nous dit-on, des "possibilités d'embauches à la sortie".
Tant mieux si quelques jeunes peuvent s'en sortir et trouver du travail, mais... cette école fait partie du programme "Défense, 2ème chance", et leur formation à un métier se fera à travers "une vie en internat, un rythme sportif et un esprit militaire" ! Et la majorité de l'encadrement de l'école vient de l'armée. Voilà qui doit plaire à Ségolène Royal, elle qui préconise, pour régler la question de la délinquance des jeunes, un "encadrement militaire".
Plutôt que de donner des moyens suffisants à l'Education nationale pour aider les jeunes des milieux populaires à s'en sortir à l'école, on les laisse s'enfoncer dans leurs problèmes, puis on les met dans les mains de l'armée pour qu'elle les modèle à son image. Cela coûte moins cher que de payer des enseignants et des éducateurs. Et cela évite de s'en prendre à la bourgeoisie responsable de la pauvreté et du chômage, qui ne cessent d'augmenter dans les banlieues populaires.
Une clinique d'avant-garde... pour les riches
Lyon - La première pierre de la future nouvelle clinique du Parc vient d'être posée. On apprend dans "Le Progrès" que ce "projet ambitieux" bénéficiera d'"un plateau technique intégré correspondant au plus haut niveau de qualité exigée aujourd'hui", que ce sera "un établissement médical quasi futuriste", avec des chambres "plus proches d'une chambre d'hôtel que de soin".
Personne ne met en doute la compétence de la clinique du Parc en matière d'orthopédie et d'ophtalmologie. Mais Gérard Collomb, le maire de Lyon, qui est paraît-il "l'un des plus fervents supporters du projet", devrait se souvenir aussi qu'il est président des HCL, qui connaissent d'énormes difficultés par manque de crédits. Le rôle de ce politicien, qui se prétend socialiste, ne serait-il pas plutôt de se battre pour que les HCL puissent faire bénéficier des meilleures conditions de soin possible l'immense majorité de la population qui n'a pas les moyens de payer les dépassements d'honoraires faramineux pratiqués à la clinique du Parc ?
Haute-Savoie : unifier les luttes
Mardi 6 juin ce sont plus de 500 travailleurs de Téfal à Rumilly qui manifestaient pour soutenir leurs collègues de Dampierre dans le Jura car ce site est bientôt fermé. De plus ils sont bien conscients que le site de Rumilly sera bientôt dans le collimateur du groupe SEB.
Le 8 juin c’étaient les travailleurs de ST Dupont à Faverges qui manifestaient avec le soutien de la population(y compris les commerçants qui avaient baissé les rideaux des magasins) contre la fermeture prochaine de l’usine.
Enfin jeudi 15 c’était la journée d’action des travailleurs de SNR à Annecy.
Il est plus que temps d’unifier les luttes contre les licenciements. Ensemble nous serions plus fort pour imposer l’interdiction des licenciements !
Manifestations des travailleurs de la SNR
Annecy (Haute-Savoie) et Alès (Gard) - Jeudi 15 juin après-midi ce sont environ 1 500 ouvriers, techniciens, employés, maîtrise et cadres de la SNR (usines de roulements, filiale à 100 % de Renault), c'est-à-dire plus de la moitié de l’effectif total des sites anneciens qui ont manifesté de la préfecture jusqu’au siège de leur entreprise, conspuant le PDG de Renault et les directeurs de SNR aux cris de « Ghosn, Leclercq, Simon, vous n’aurez pas notre peau ». Dans le même temps les ateliers et bureaux avaient été quasiment désertés à l’appel des quatre syndicats CGT, CFDT, FO et CGC.
Une mobilisation similaire eut lieu à l’usine d’Alès dans le Gard avec manifestation devant la sous - préfecture.
L’inquiétude est forte dans l’entreprise de fabrication de roulements depuis que Renault a annoncé qu’il comptait se débarrasser de la SNR au profit d’un grand groupe japonais : NTN.
Chacun se doute de ce qui se cache derrière cette vente : le directeur général déclarant cyniquement que « les années qui viennent vont être difficiles pour la SNR », ou « il n’est plus possible de faire de la marge en fabricant des roulements à l’Ouest » !
En clair des « restructurations » lourdes sont à prévoir et Renault se lavera les mains des futures suppressions d’emplois en sous - traitant le sale boulot à NTN !
Les salariés de SNR démontrent clairement qu’ils s’opposeront à cela et comme ils l’ont crié en fin de manif « ce n’est qu’un début continuons le combat. »
Manifestation contre la loi Sarkozy
Lyon - Pour dénoncer la loi Sarkozy aggravant les conditions de séjour des travailleurs immigrés, le collectif "Unis contre une immigration jetable", dont Lutte Ouvrière fait partie, appelle a manifester :
Samedi 10 juin - 15 h - Place des Terreaux - LYON
Menaces sur l'hôpital de Givors
Rhône - La chirurgie, la maternité et peut-être un jour les urgences, l'hôpital de Montgelas, à Givors, est dans la ligne de mire de la politique gouvernementale : le Sros 3 (schéma régional d'organisation sanitaire) préconise la fermeture du bloc chirurgical et la transformation de la maternité en centre périnatal de proximité.
Une politique largement éprouvée consiste à étrangler les établissements hospitaliers de proximité, pour ensuite leur reprocher leur prétendu manque de sécurité. La population de Givors se mobilise derrière un comité de défense de l'hôpital pour s'opposer "au démantèlement de l'hôpital de proximité". C'est bien par la mobilisation qu'on arrivera à faire reculer le gouvernement sur cette politique de santé.
3, 4 et 5 juin : Fête de Lutte Ouvrière
La fête de Lutte Ouvrière, c'est les 3, 4 et 5 juin, pendant le week-end de la Pentecôte, à Presles, dans le Val d'Oise. On y trouvera de multiples animations, des jeux, des spécialités gastronomiques, le chapiteau scientifique, la cité médiévale, le parcours dans les arbres, une grande roue et de nombreux artistes, parmi lesquels Pauline Croze, Ba Cissoko, la Compagnie Jolie Môme, Louis et les cotons tiges... Il y aura aussi de nombreux débats : politiques, avec des écrivains, des scientifiques, des cinéastes...
Pour plus de renseignements sur la fête, consulter le site national de Lutte Ouvrière.
Des départs en cars sont organisés à partir de Lyon et Grenoble :
pour se renseigner : contact@lutte-ouvriere-rhone-alpes.org
Les vendeurs de Perrache en grève
Lyon - Lundi 29 mai, les vendeurs de la gare de Perrache ont fait grève toute la journée pour protester contre les suppressions de postes. En effet, malgré la longueur des files d'attente, debout, devant les guichets, la direction de la SNCF veut encore supprimer un tiers du personnel des guichets et du centre "Ligne directe".
A Nice aussi, les vendeurs ont fait grève, pour protester contre la suppression prévue de sept postes de vendeurs dans les Alpes Maritimes.
A Perrache, une cinquantaine d'agents ont envahi la réunion du comité d'établissement et interpellé le directeur de région. Comme il n'a pas voulu revenir sur son projet, les grévistes ont décidé en assemblée de faire grève 55 minutes tous les vendredis.
La SNCF se vante des embauches prévues, en particulier de jeunes de quartiers populaires, mais ce qu'elle ne dit pas, c'est qu'il y aura moins d'embauches que de départs, ce qui veut dire au total moins d'emplois et plus de chômage. Et pour ceux qui ont un travail, des conditions de travail dégradées. Elle essaie de faire passer ses mauvais coups en douce, mais les grévistes sont là pour rappeler ce qui se cache derrière les belles paroles à l'usage des médias.
France Telecom : la prochaine panne sera-t-elle pire ?
Rhône - Le 5 mai dernier, il y a eu une grande panne de téléphone dans la zone Lyon-Villefranche-Bourg. Impossible de téléphoner pour des milliers d'abonnés, aussi bien sur fixe que sur portable. Responsable : une carte électronique défectueuse.
Il faut dire que, depuis que la direction de France Telecom envisage de tout passer en VOIP (téléphone par Internet), elle n'entretient les centraux qu'au minimum, ne renouvelle plus le matériel et réduit le personnel au maximum. Pas étonnant dans ces conditions que, quand il y a une panne, elle soit spectaculaire.
La négligence de Total responsable
Givors (Rhône) - Samedi 25 mars dernier, une cuve ayant contenu du fioul lourd avait explosé dans l'ancien port pétrolier de Givors, aujourd'hui propriété de Total. L'onde de choc avait été ressentie jusqu'au centre ville. Le résidu de goudron avait brûlé en produisant une épaisse fumée noire, et 60 pompiers étaient venus pour l'éteindre et protéger les autres cuves. Heureusement, personne ne travaillait ce jour-là et il n'y avait pas eu de blessés.
Après avoir enquêté sur cet accident, la Drire (direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement) vient de rendre son rapport, qui est accablant pour Total : les procédures de sécurité n'ont pas été respectées et "il y a eu des carences en terme de formation du personnel". C'est au procureur de décider d'éventuelles poursuites contre Total.
Ce rapport arrive à peu près en même temps que le rapport final des juges d'instruction et des experts enquêtant sur l'accident de l'usine AZF de Toulouse, qui conclut à un accident chimique dû à un non respect des consignes de sécurité. Mais Total, plutôt que d'en tirer les leçons, préfère nier ses responsabilités et continuer à mettre en danger la vie des travailleurs et des riverains de ses installations.
Plein la vue
DDE Isère – Le magazine de la Direction Départementale de l’Equipement fait dans l’humour à la Coluche. Dans le numéro de mars, deux « cerveaux » se flattent de la mise en place d’une arme anti-stress pour les automobilistes. A défaut d’éradiquer les bouchons, le conducteur est maintenant informé, par panneau à message variable, du temps qu’il va perdre. Quelle invention !
A vos rames
DDE Isère – A la Direction Départementale de l’Equipement, une des conséquences de la décentralisation est le transfert des employés au Conseil Général. Ainsi, une Bourse aux effectifs a été mise en place. On y trouve une nouveauté : une partie d’un nouveau service, le SASE, comptera cinq postes d’encadrement sur sept agents au total.
Cinq barreurs pour deux rameurs, bonjour la galère.
Non aux licenciements !
Cluses, Vallée d’Arve (Haute-Savoie) - Mardi 16 mai, ce sont près de 300 manifestants qui ont défilé à Cluses en criant leur refus du nouveau plan de licenciements chez Cartier technologies. Ce plan prévoit la fermeture de l’usine de Marignier et aussi des licenciements sur le site de Cluses, ce qui fera au total 114 travailleurs jetés à la rue soit le tiers des effectifs. Tout cela pour accroître encore les profits du groupe anglais Pressac (fournisseur de grands groupes de l’automobile, des télécommunications et de l’informatique). Ce groupe s’apprête à délocaliser les productions actuellement faites dans la vallée d’Arve.
La manifestation à traversé une zone industrielle ainsi que la grosse cité HLM de la Sardagne pour s’achever devant la mairie où la représentante de l’UL CGT a dénoncé le gouvernement qui ose proclamer qu’il y a moins de chômeurs alors que, ne serait ce que dans la vallée, les licenciements s’accumulent depuis plusieurs mois, par exemple à Briffaz, HPF Sécurité, Bouverat, Caux, Lisi Automotive.
Mais pour les patrons (qu’ils soient « locaux » ou grands groupes internationaux ) ce n’est pas près d’être la misère puisqu’ils vont pouvoir compter sur les aides du « pôle de compétitivité »(la vallée d’Arve est encore le premier pôle mondial de décolletage). On voit une nouvelle fois le résultat pour les travailleurs de cette politique d’aide aux entreprises !
A La Poste, plus de bénéfices et un service moins bien rendu
Lyon - A l'Hôtel des Postes, les réorganisations continuent. Après avoir supprimé 11 tournées pour le 2ème arrondissement en juin 2005, c'est le 5ème qui a été touché au mois de mars, et bientôt ce sera le 1er. Et aux guichets, 10 ou 15 emplois sur 50 doivent disparaître.
Chaque fois, les conditions de travail des postiers se dégradent : pour les facteurs plus de samedis de repos, des tournées plus longues et des dépassements d'horaires ; pour les employés des guichets, des horaires de travail saucissonnés. Mais c'est aussi une dégradation pour les usagers : courrier distribué plus tard, retards de distribution, queues aux guichets qui s'allongent.
La Poste a pourtant fait 557 millions d'euros de bénéfices en 2005, en augmentation de 49 % ! Cette rentabilité se fait au détriment des postiers et des usagers, et on peut craindre que le gouvernement soit tenté de brader à des actionnaires privés les activités les plus rentables, comme l'ont fait d'autres pays européens, ce qui entraînerait une dégradation encore plus grande pour les postiers comme pour les usagers.
Des travailleurs de Michelin-Roanne bloquent l'usine
Une partie des travailleurs de l'usine Michelin de Roanne sont en grève depuis jeudi 4 mai pour des augmentations de salaires et contre des suppressions d'emplois qui vont encore aggraver leurs conditions de travail. Les piquets de grève empêchent l'usine d'être approvisionnée en gomme, aussi la direction a-t-elle décidé de fermer l'usine pour trois jours.
Malgré ses 900 millions d'euros de profits en 2005, Michelin refuse de négocier : la direction a obtenu une ordonnance interdisant le blocage des issues de l'usine et les huissiers sont déjà venus plusieurs fois.
De plus, elle essaie de dresser les travailleurs les uns contre les autres en réunissant les non-grévistes loin de l'usine : c'est ce qu'elle a fait jeudi matin, et elle va continuer vendredi 12.
Mais avec les grévistes, le dialogue, ce sont les huissiers. Le chef du personnel a seulement parlé aux syndicats d'une prime de 1000 euros pour l'ensemble du personnel et de se mettre autour d'une table pour discuter d'améliorer les conditions de travail. Mais il n'y a rien d'officiel et les grévistes n'ont pas l'intention de débloquer l'usine tant qu'il n'ont rien d'écrit. C'est pourquoi l'assemblée générale des grévistes a voté jeudi soir la poursuite de la grève.
Pollution à l'autre bout de la planète
Depuis 2004, Arkéma a un site de production d'HFC en Chine, qui rejette des gaz à effet de serre. Car Arkéma a tout simplement "oublié" de mettre un incinérateur. En Europe elle se vante de sa politique environnementale, mais ailleurs...
Réunion publique : Juin 1936
Lyon - Il y a 70 ans, la grève générale de mai-juin 36 a fait trembler le patronat et permis à la classe ouvrière d'obtenir entre autres, la semaine de 40 heures et les congés payés. L'occupation des usines ouvrait des possibilités plus grandes encore.
Quelle était la situation des travailleurs dans les années 1930 ? Quels événements leur ont permis de reprendre confiance dans leurs forces ? Comment la grève s'est-elle déroulée ? Le gouvernement de Front Populaire a-t-il été un moteur ou un frein à la mobilisation ? Quelles leçons peut-on en tirer encore aujourd'hui ?
Venez en discuter avec les militants de Lutte Ouvrière :
Vendredi 12 mai à 19h - Palais du Travail - Villeurbanne -
Place Lazare Goujon (M° Gratte-Ciel)
Manifestons contre la loi anti-immigrés
Sous prétexte de réguler l'immigration, Sarkozy s'apprête à limiter encore plus les droits des immigrés. Pour essayer de capter les voix de l'extrême-droite aux prochaines élections, Sarkozy, Le Pen et Villiers se font concurrence en rendant l'immigration responsable de tous les maux de la société, du chômage en particulier.
Avec la nouvelle loi proposée par le gouvernement, les sans-papiers n'auront plus d'espoir d'être régularisés, le regroupement familial sera plus difficile, la vie des travailleurs immigrés sera plus dure.
Nous ne pouvons pas l'accepter. Pour protester, le Collectif "Unis contre une immigration jetable", dont Lutte Ouvrière fait partie, appelle à venir nombreux :
- à une réunion publique à Lyon - jeudi 11 mai à 19h - Bourse du Travail (M° Guichard)
- à une manifestation nationale à Paris - samedi 13 mai (renseignements et inscriptions pour le départ en car au 06 72 17 25 11)
De bidonville en bidonville
Lyon - La centaine de Roms (la plupart d'origine roumaine) qui occupaient le bidonville du Puisoz, à Vénissieux, a déménagé mardi 2 mai, la veille de leur expulsion prévue par la préfecture, suite à un arrêté de la cour d'appel. Malgré les protestations d'associations et du maire de la ville, qui demandent que de vraies solutions soient trouvées pour leur accueil, ils ont dû partir... pour aller s'installer dans la commune voisine, à Saint-Priest, dans un autre bidonville, qui risque d'être bientôt lui aussi, évacué.
On ne peut pas attendre du gouvernement qu'il fasse quelque chose pour améliorer le sort des réfugiés qui viennent grossir les bidonvilles, au moment où il s'apprête à faire voter une loi aggravant la situation des travailleurs immigrés. C'est en se battant qu'on pourra l'obliger à cesser de porter des coups contre les travailleurs, et en particulier contre les plus pauvres et les plus démunis d'entre eux.
Moins de crédits pour les hôpitaux, plus de dépenses pour les malades
Lyon - Les crédits accordés aux HCL étant insuffisants, leur budget est en déficit. Au lieu d'augmenter les crédits, le ministère fait pression pour que les HCL dépensent moins. Pour cela, la direction générale annonce un plan d'économies sur les médicaments, la logistique et le personnel : 470 suppressions de postes sont prévues, dont 70 postes médicaux, après avoir déjà supprimé 312 postes en 2004. Cela se traduira par moins de remplacements et des fermetures de lits. Il sera donc encore plus difficile de trouver de la place dans les hôpitaux publics et l'attente sera encore plus longue.
Mais pour combler leur déficit, les HCL s'en prennent aussi au porte-monnaie des malades. Ainsi, ils envisagent de faire payer les chambres individuelles 35 euros par jour, ce qui fera 50 euros au total avec le forfait hospitalier, qui ne cesse d'augmenter. L'intimité va-t-elle devenir un luxe ? Et dans les services où il n'y a que des chambres seules, obligera-t-on les patients à payer ?
Toutes ces mesures contribuent à mettre de plus en plus en place une médecine à deux vitesses : une pour ceux qui peuvent payer (y compris les cliniques privées avec dépassements d'honoraires) et ceux qui n'auront plus les moyens de se faire soigner car même les hôpitaux publics deviendront trop chers pour eux.